Il y a des choses qui nous suivent depuis l’enfance, même quand on les oublie.
Pour moi, ça a toujours été l’écriture.
Petite, j’écrivais comme d’autres jouent dehors.
Je remplissais des cahiers de phrases trop grandes pour mon âge, de secrets que je ne savais pas dire, de mondes inventés où je pouvais respirer.
L’écriture était mon refuge, mon terrain de jeu, ma façon de comprendre la vie avant même de savoir la nommer.
Puis un jour, sans bruit, j’ai arrêté.
🌫️ Les années où mes mots se sont tus
La vie a pris toute la place.
Le travail, les responsabilités, les urgences, les rôles qu’on porte sans réfléchir.
J’ai rangé mes cahiers comme on range une partie de soi qu’on n’a plus le temps d’écouter.
Le creux a duré longtemps.
Trop longtemps.
Je suis passée à travers des chapitres qui auraient mérité d’être écrits, mais je n’avais plus l’espace.
Plus l’énergie.
Plus la permission intérieure.
C’est étrange comment on peut s’éloigner de ce qui nous fait du bien…
comme si on avait peur de se retrouver.
🌱 À 40 ans, mes mots reviennent me chercher
Et puis, sans prévenir, quelque chose s’est remis à bouger.
Un besoin.
Un appel.
Une urgence douce.
Comme si mes mots, que j’avais laissés derrière, revenaient frapper à ma porte.
J’ai recommencé à écrire timidement.
Une phrase.
Puis une autre.
Puis un paragraphe qui m’a fait respirer comme si je sortais la tête de l’eau.
À 40 ans, j’ai compris que je n’écris plus pour me cacher.
Je n’écris plus pour survivre.
J’écris pour me retrouver.
Pour me comprendre.
Pour me tenir debout.
J’ai besoin de partager.
Besoin de voir mes pensées prendre forme.
Besoin de sentir que ce que je vis existe quelque part en dehors de moi.
🔥 L’écriture comme liberté retrouvée
Quand mes pensées touchent le papier, je me sens libre.
Libre d’être vraie.
Libre d’être vulnérable.
Libre d’être imparfaite.
Libre d’être moi.
Je ne suis plus la petite fille avec ses cahiers secrets.
Je ne suis plus la jeune femme qui écrivait pour survivre.
Je suis une femme de 40 ans qui écrit pour se choisir.
Mes mots ne sont plus un refuge.
Ils sont un chemin.
🌙 Ce que l’écriture m’offre maintenant
un espace où je n’ai pas besoin de performer
un miroir qui ne ment jamais
une façon de transformer mes cicatrices en quelque chose de beau
un pont entre mes chapitres
une liberté que personne ne peut m’enlever
L’écriture revient comme une amie fidèle.
Patiente.
Présente.
Toujours prête à m’accueillir.
Et cette fois, je ne la laisserai plus repartir.
xoxoxo Valerie
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